Le droit commun du bailComplémentairement à ce menu, www.ejuris.be met à la disposition de ses membres, plusieurs banques de jurisprudence sur le droit des baux (400 décisions). |
Chronique : Le droit commun des contrats de locationLe droit commun, c'est l’ensemble des règles générales applicables à tous les constrats de location, qu'ils soient mobilier ou immobilier. Aus termes de l'article 1713 du Code civil : "On peut louer toutes sortes de biens meubles ou immeubles". Le régime de droit commun s’applique généralement aux locations relatives à des bureaux, à des habitations de seconde résidence, location de dépôts, d’atelier, de grange, d’usines, de locaux industriels, murs ou pignons, etc… Jugé que : L'article 1743 du Code civil est applicable, sans distinction, à tous les baux portant sur des immeubles ou parties d'immeubles, tel notamment le pignon d'un immeuble utilisé pour y apposer des affiches (Cass. 14 décembre 1978). Toutes ces dispotisions générales ont pour la plupart un caractère supplétif, à l'exception de la définition du contrat de bail. Ainsi, quel que soit le type de contrat de bail, il devra respecter les dispositions de l'article 1709 du code civil : "Le louage des choses est contrat par lequel l'une des parties s'oblige à faire jouir l'autre d'une chose pendant un certain temps, et moyennant un certain prix que celle-ci s'oblige de lui payer". La jurisprudence estime que le prix, au sens de l'article 1709 du Code civil, doit être déterminé ou déterminable; il suffit qu'il puisse être déterminé à l'aide d'éléments objectifs, indépendants de la volonté des parties. Les dispositions du droit commun précisent, les conditions essentielles des baux, le droit du preneur de sous-louer ou de céder à condition que cette faculté ne lui a pas été interdite par les dispositions contractuelles, les obligations du bailleur (art. 1719 à 1725 du c.c.), les obligations du locataire (art. 1728 du Code civil), l'adaptation du loyer au coût de la vie (art. 1728bis du Code civil), le caractère forfaitaire du loyer (art. 1728ter du Code civil), l'établissement d'un état des lieux détaillé et l'obligation du locataire de répondre des dégradations des lieux loués (art. 1730 à 1735 du Code civil), le rappel du principe que le bail conclu pour une durée indéterminée est censé fait au mois (art. 1736 du Code civil), la durée et la fin d'un bail de droit commun (art. 1736 à 1739 du Code civil), l'obligation du locataire de garnir les lieux loués (art. 1752 du Code civil), les réparations locatives et le menu entretien (art. 1754 du Code civil). Le nouvel article 1730 du Code civil précise que l'état des lieux est obligatoitre. Cet article est désormais rédigé comme suit : "Les parties dressent impérativement un état des lieux détaillé contradictoirement et à frais communs". Cela vaut donc pour tous les contrats de location relatifs aux baux de biens immeubles, à l'exception des baux à ferme. Rappelons, que lorsque le louage de chose porte sur un immeuble, il prend le nom de bail. Le bail est un contrat consuel. Le loyer ne doit pas toujours être déterminé en espèce. Mais le loyer doit être déterminé ou à tout le moins déterminable, faute de quoi le bail sera nul, faute de consentement des parties sur un élément essentiel du contrat. Le bail confère des droits personnels sur une chose, un droit de créance : le droit d’user et de jouir de la chose louée, à l’inverse de la vente ou de l’usufruit qui accorde un droit réel. Le preneur tient ses droits par l’intermédiaire du bailleur (droit personnel ou droit de créance). Les régimes particuliers A coté des dispositions générales de droit commun, il y a par opposition, les dispositions particulières qui sont le plus souvent impératives (Cfr. Bail d’habitation ou résidence principale, bail commercial, bail rural). Ces dispositions particulières sont examinées dans d'autres menus. Ainsi, au régime de droit commun, on oppose les régimes particuliers. En générale toutes ces dispositions sont impératives, ont ne peut donc y déroger : - Habitation (Baux de résidence principale L. 20 février 1991) - Commerce (Baux commerciaux, L. 30 avril 1951) - Bien rural Il est important de savoir avec précision quels baux tombent sous l’application de ces règles particulières ou dérogatoires. |
